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Négocier son TJM : scripts et leviers qui fonctionnent

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Négocier son TJM : scripts et leviers qui fonctionnent

Une négociation de TJM se gagne avant l'appel, pas pendant. Le freelance qui connaît ses chiffres et ses alternatives négocie sereinement ; celui qui découvre la question « et vous êtes à combien ? » improvise — et improvise toujours vers le bas.

Avant de négocier : trois chiffres à connaître

  1. Votre TJM plancher : celui en dessous duquel la mission vous fait perdre de l'argent, charges et jours non facturables inclus. Calculez-le une fois pour toutes avec le calculateur de TJM.
  2. La fourchette marché de votre profil : métier, séniorité, région. Sans repère externe, toute objection client vous déstabilise.
  3. Votre BATNA : les autres pistes en cours. Deux discussions en parallèle changent complètement votre posture, même si une seule aboutit.

Les leviers d'échange

Le principe central : on ne baisse jamais son TJM gratuitement, on échange.

Levier Comment l'utiliser
Durée d'engagement Une remise ne se justifie que contre un engagement ferme (bon de commande signé), jamais contre une promesse
Délai de paiement « Je peux faire un geste si le paiement passe à 15 jours au lieu de 45 »
Périmètre Si le budget est bloqué, réduisez le scope, pas le prix : moins de livrables au même tarif jour
Montée en charge Démarrer au tarif demandé, avec revalorisation contractuelle au renouvellement
Disponibilité Une capacité à démarrer lundi vaut de l'argent quand le client est en urgence

Trois scripts à adapter

Annoncer son tarif : « Mon TJM pour ce type de mission est de 550 € HT. Il comprend [périmètre précis]. » Puis silence. Ne justifiez pas spontanément : celui qui parle le premier après l'annonce du prix concède le plus souvent.

Répondre à « c'est trop cher » : « Trop cher par rapport à quoi ? » La réponse vous oriente : si c'est un problème de budget, jouez sur le périmètre ou la durée ; si c'est un problème de perception de valeur, reprenez les résultats attendus de la mission et ce qu'ils valent pour le client.

Répondre à une demande de remise : « Je peux descendre à 520 € si on part sur 3 mois fermes avec un bon de commande signé cette semaine. » Toute concession appelle une contrepartie datée et vérifiable.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Annoncer une fourchette : le client ne retient que le bas.
  • Négocier contre soi-même : ne baissez jamais votre chiffre sans contre-proposition explicite d'en face.
  • Accepter à chaud : « Je vous confirme demain » est une phrase parfaitement professionnelle.
  • Baisser le TJM plutôt que le périmètre : un TJM bradé vous suit à chaque renouvellement et se raconte entre clients.
  • Oublier la revalorisation : sur les missions longues, prévoyez une clause de révision du tarif au renouvellement.

Renégocier en cours de mission

Au renouvellement, une hausse de 5 à 10 % se défend bien si vous l'adossez à des réalisations concrètes : livrables tenus, périmètre élargi, autonomie gagnée. Préparez le terrain un à deux mois avant l'échéance, par écrit, avec deux ou trois résultats chiffrés. Le pire moment pour parler argent est celui où le client a déjà budgété votre ancien tarif.


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